Sauvetage de Galgos dans un taudis de la mort
Vendredi dernier, mon mari et moi, nous avons fait une descente
dans un "taudis de la mort" pour sauver 8 galgos. Il m’a fallu le weekend
entier pour me remettre de ce cauchemar. Tu ne peux imaginer les
conditions dans lesquelles ces pauvres galgos étaient maintenus ! Il
n’y a pas de mots pour décrire cette horreur. La saleté, le noir et
le froid. Les galgos vivaient sur leurs excréments et dans une odeur
immonde. Depuis combien de temps ?...
Un jeune homme m’avait appelé parce qu’il avait entendu des chiens
pleurer et aboyer dans un endroit reculé de Madrid. Il s’était
approché et il les avait finalement localisés. J’ai quitté
immédiatement mon travail pour y aller. Quand je suis
arrivée, j’ai vite compris en les voyant qu’ils avaient été
abandonnés ici pour mourir…
Je n’en croyais pas mes yeux. On lisait la peur dans leurs yeux. Ils
étaient effrayés. Un galgo était si stressé qu’il voulait mordre mon
mari qui voulait l’attraper au lasso.
Un à un, nous les avons placés dans notre voiture, tant bien que
mal. Encore une fois, ils ont montré combien cette race de lévrier a
un caractère doux et gentil. C’était incroyable à voir après ce
qu’ils avaient vécu ! Ils ont écouté ma voix, et ils ont essayé de
me faire confiance lorsque j’ai posé ma main sur leur tête. Ils ont
accepté mes caresses en tremblant. Ils ne comprenaient pas ce que je
faisais mais c’était agréable. Ils m’ont interrogé du regard pour
savoir ce qui se passait et je les caressais à nouveau. Ils
n’étaient plus du tout agressifs. Ils avaient compris que nous
venions les sauver…
Je te raconte ce que j’ai vécu car les gens doivent savoir qu’il y a
des centaines de galgos en souffrance partout en Espagne, errant
dans les villes, sur les routes et dans la campagne. Ils sont
partout attendant qu’on vienne les sauver avant que la mort les
prenne.
Ces 8 galgos sont couverts de blessures et rongés par la gale, tous
malades et faméliques. Désormais, ils vont un peu mieux et ils vont
être soignés en attendant d’avoir une seconde chance en étant
adoptés par une famille, en Hollande ou en Belgique.
Je t’en prie, dis aux gens que la souffrance des galgos est loin
d’être terminée, qu’elle est partout à Madrid, notre ville. Au moins
les gens ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. Nous devons
continuer à nous battre pour ces pauvres galgos qui n’ont pas la
parole ni la chance d’être aimés dans ce pays.
Cristina
PS : il y avait aussi un berger allemand que je voulais sauver, mais nous n’avions plus assez de place dans la voiture.
"Tradition espagnole".....

